Les souvenirs – David Foenkinos

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J’ai pris beaucoup de plaisir à lire Les souvenirs.

Déjà parce que j’aime la plume de David Foenkinos (Ferait-il parti de mes auteurs fétiches pour lesquels mon avis ne peut être totalement objectif??? Je n’ai pas encore tranché…)

On suit le narrateur dans ses histoires de la vie quotidienne. La sienne et celle de sa famille et plus particulièrement celle de sa grand-mère pendant une grande partie du livre. C’est un livre qui aborde la dépression, la folie, la vieillesse, les souvenirs de guerre, la solitude, la séparation, la lassitude, la peur, l’amour (oui c’est un livre un peu « sérieux » quand même, ça tranche avec 50 nuances!!)

Le narrateur nous raconte son histoire suite au décès de son grand-père et y insère des anecdotes de son propre vécu, mais aussi des souvenirs de sa propre famille, de ses voisins, des inconnus qu’il croisera tout au long du livre, de personnages célèbres (sous forme de paragraphes courts qui ponctuent le récit de base) Il explore les relations grand-parent/petit-fils, parents/enfant, mari/femme.

J’ai été triste de quitter le narrateur et sa plume incisive et légère juste ce qu’il faut, toujours sans excès, de quitter sa grand-mère fragile et pourtant si forte à la fois, de quitter son père perdu et qui perd pied, de quitter sa mère aux portes de la folie… de quitter les souvenirs de tout le monde et à la fois de personne en particulier. Des souvenirs qui sont les siens mais qui pourraient être les nôtres (oui je suis emballée!)

Il y a des pointes d’humour et de dérision qui arrivent toujours au bon moment, celui où l’on se dit que décidément tout cela est bien trop triste et vrai.

Il faut rentrer dans l’univers que David Foenkinos a su créer. Simplement. Pas de fantaisie, pas de magie (avec des baguettes ou autre j’entends!) mais tout de même un livre magique par la simplicité et en même temps la force des thèmes abordés. Des thèmes du quotidien. Le narrateur analyse tout ça avec justesse et si on tend parfois vers le mélo, une petite pointe d’humour vient alléger tout ça et wahou : qu’est-ce que ça fait du bien!!

En clair, oui j’ai aimé. Et je vous livre quelques petites citations car elles sont savoureuses :

« Cette solitude qui était la mienne, et que je constatais régulièrement, ce temps où aucune idée n’est plus sufisamment forte pour nous lier les uns aux autres. La guerre, la politique, la liberté, et même l’amour sont des luttes devenues pauvres, pour ne pas dire inexistantes. Nous sommes riches de notre vide. Et il y a quelque chose de confortable à tout ça, comme à la beauté d’un endormissement progressif. Mon mal être n’a pas d’acidité. Il voyage légèrement et sans bagages »

« Que veulent les vieux? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin »

« Les souvenirs sont une espèce de point d’arrivée; et peut être sont-ils aussi la seule chose qui nous appartient vraiment »

Effectivement, je suis peut-être Foenkinos-dépendante…

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