Nos étoiles contraires – John Green

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Je ne sais pas par où commencer.

Je suis à la fois : sous le choc et sous le charme. Je ne suis pas sûre d’arriver à vous expliquer mon ressenti, mes émotions.

Alors je vais commencer par une citation de ce livre :

« Je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste, et Augustus et moi avons choisi la manière drôle »

Nos étoiles contraires : c’est l’histoire d’Hazel Lancaster, 16 ans, qui a un cancer de la thyroïde mais avec des « poumons truffés de métastases depuis longtemps » (comme elle dit). Sa mère pense qu’Hazel est en pleine dépression et décide qu’elle doit assister à un groupe de soutien hebdomadaire. Hazel « freine des quatre fers » pour y aller jusqu’au jour où elle y rencontre Augustus.

Augustus Waters a 17ans, il a eu un début d’ostéosarcome un an et demi auparavant et est en rémission (et je ne vous en dis pas plus pour ne rien gâcher)

Hazel, c’est un caractère bien trempé

« Maman : Il faut que tu te fasses des amis, que tu sortes de la maison, que tu vives ta vie.

Moi : Dans ce cas, ne m’oblige pas à aller au groupe de soutien. Achète-moi plutôt une fausse carte d’identité pour que je puisse aller en boîte, boire de la vodka et prendre de l’herbe.

Maman : Pour commencer l’herbe ne se « prend » pas.

Moi : Tu vois, c’est le genre de trucs que je saurais si j’avais une fausse carte d’identité. »

Augustus (Gus pour les intimes) est sarcastique, franc et tout ce qu’il fait dans la vie « renferme une métaphore ».

Nos étoiles contraires, c’est la vérité dite sans fioriture : « La seule chose qui craint plus que de mourir d’un cancer à 16 ans, c’est d’avoir un gosse qui meurt d’un cancer »

Oui, ils sont malades mais ils sont surtout NORMAUX. La maladie est certes toujours plus ou moins présente mais c’est avant tout l’histoire d’une rencontre, d’une évidence. Et oui (bordel!!!) ils sont attachants… A un point que les mots me manquent pour vous l’expliquer. Maintenant que j’ai reposé le livre, ils me manquent. Je le ressens mais je ne peux pas le définir. C’est un sentiment indéfinissable (oui je me répète et j’enfonce des portes ouvertes, mais je rappelle que je suis « sous le choc » encore…)

Hazel et Augustus ont laissé leur empreinte sur mon coeur et dans mon esprit. C’est un livre que j’ai voulu dévorer (et que j’ai dévoré d’ailleurs) tout en sachant que la dernière page serait un déchirement (sans exagération)

Ce livre je l’ai adoré (et même plus que ça) et je l’ai détesté d’être aussi merveilleusement dévastateur.

Nos étoiles contraires c’est un livre qui vous colle un sourire stupide sur les lèvres, puis déchire votre coeur et fait couler vos larmes (au sens propre pour ma part…), puis vous fait rire et à nouveau sourire.

C’est Amsterdam, des livres, Van Houten, des cigarettes non fumées et de l’amour, beaucoup d’amour.

C’est violent, par la force des sentiments qui vous transportent et vous submergent. Je vous le redis, j’en ai pleuré, je savais que je pleurerai parce que c’est beau, parce que c’est fort, parce que c’est triste (oui ne vous leurrez pas), parce que c’est vrai.

« Je ne t’en voudrais pas, Hazel Grace. Ce serait un privilège d’avoir le coeur brisé par toi »

« J’ai l’impression d’être une grenade dégoupillée maman. Je suis une grenade dégoupillée et, à un moment donné, je vais exploser. Alors j’aimerai autant limiter le nombre de victimes »

C’est une histoire qui a changé ma vision du simple mot « OK » et qui vous montre que « le monde n’est pas une usine à exaucer les voeux ».

Hazel et Gus m’ont transportée. Je ne sais pas quel livre je vais pouvoir entamer maintenant. Que je ne sois pas tentée de « comparer » à ce gigantesque coup de coeur. Je ne sais pas si vous connaissez cette sensation qu’il vous reste quand vous achever un livre qui vous a habité. A un tel point qu’il vous laisse vidée, que vous ne vous sentez pas le courage d’en ouvrir un autre car celui-là vous hante et vous hantera pendant longtemps (pour toujours?)

Je finirai en disant ceci :

John Green : Merci. Je crois que vous venez d’entrer en 327 pages dans le groupe de mes auteurs fétiches (ok, je te l’avoue (oui tutoyons-nous finalement), tu m’as conquise dès les premières pages) (de là à ce que je te demande en mariage, il n’y a qu’un pas!)

Et puis surtout : lisez-le, savourez-le, laissez-vous transporter par Nos étoiles contraires, le jeu en vaut la chandelle.

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