Si je reste – Gayle Forman

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Présentation de l’éditeur :

Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.

Quand tout s’arrête. Ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture… Comme détaché, son esprit contemple son corps, brisé.

Mia voit tout, entend tout. Transportée à l’hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d’avant, imagine sa vie d’après. Sortir du coma, d’accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste…

Mon avis :

Mia a tout pour elle, c’est une musicienne de talent, elle a une famille certes originale mais aimante, un premier amour réciproque, une meilleure amie indéfectible.

Jusqu’à l’accident. Tout vole en éclat.

Vu les circonstances et ce/ceux qu’elle a perdus, a-t-elle envie de revenir pour ce/ceux qu’ils restent ?

On suit Mia dans l’hôpital qui suit elle-même les proches qui viennent la voir. On la suit dans ses retours dans le passé lorsqu’elle se remémore les bons moments, et les moins bons. On la suit dans ses doutes et ses questionnements sur la vie, la mort, l’amour, l’amitié…

C’est un coup de poing dans le ventre : vous arrêtez de respirer, vous suffoquez puis vous inspirez profondément quand l’air revient.

C’est un coeur qui se sert : de tristesse et d’émotion.

C’est un ventre remplit de papillons : par la force des sentiments qui sont transmis.

C’est une tête remplie d’interrogations sur l’avenir, les possibles, les choix à faire.

C’est un message d’espoir.

Parce que même si tout fait penser que plus rien ne sert d’espérer, d’y croire, on peut s’en sortir. Seul ou accompagné. Mais pas forcément accompagné par ceux auxquels on tenait le plus…

Et la vie vaut-elle la peine d’être vécue sans ceux qu’on aime le plus ?

J’ai compris Mis et ses doutes. Ses hésitations, ses déchirements, sa tristesse.
Adam, son amoureux (oui c’est vieillot comme terme mais ça lui va bien!!) prêt à braver les interdits pour la voir.

Ses grands parents, dévastés. Sa grand mère qui tente de la maintenir dans la réalité. Son grand père qui comprend qu’elle n’ait pas envie de « revenir » et l’y autorise si c’est sa décision…

Kim sa meilleure amie. Qui ne doute de rien. Forte et fragile. Qui sait ce dont Mia a besoin même si elle est dans le coma.

J’ai beaucoup aimé.

Il y a une suite : Là où j’irai.

Mais je vais attendre un peu pour la lire. Car j’ai besoin de digérer ce tome. De le laisser un peu me quitter pour m’investir dans le nouveau. De faire mon deuil (pas dans le sens où vous l’entendez!)

Ce n’était pas une grande lecture, mais c’était un belle lecture. Douce. Et triste. Et pleine de vérité et de notes d’humour aussi. Triste donc mais pas dramatique. Tout en subtilité.

« Il n’y a rien de plus idiot que la formule « ma petite amie », disait-il. Je ne supportais pas de l’appeler comme ça. Alors, on s’est mariés, pour que je puisse dire « ma femme »  »

« Si je reste. Si je vis. C’est moi qui décide. Cela ne dépend pas des médecins. Leurs histoires de coma artificiel, c’est du bla-bla. Ce la ne dépend pas non plus des anges, qui brillent par leur absence. Cela ne dépend même pas de Dieu qui, s’Il existe, ne se montre pas en ce moment. Mais de moi »

« Mais que se passe-t-il ?

Où est-ce que j’en suis?

Et surtout que vais-je faire?

Il n’y a plus rien aujourd’hui

Là où ton regard rayonnait

Mais c’était il y a une éternité

C’était hier soir

Mais qu’est-il arrivé ?

Quel est ce bruit que j’entends ?

C’est juste ma vie qui passe

En sifflant près de mes oreilles

Et quand je me retourne

Tout paraît minuscule

Comme ça l’est depuis une éternité

Depuis hier soir

Maintenant je m’en vais

Bientôt je ne serai plus là

Tu t’en apercevras je crois

Tu te demanderas ce qui n’allait pas

Je ne choisis pas

Mais je n’ai plus la force de lutter

Et c’est décidé depuis une éternité

Depuis hier soir. »

 » « Plus on est de fous, plus on rit, a dit maman. On va faire la fiesta, comme au bon vieux temps.

– Quand il y avait des dinosaures ? a demandé Teddy.

– Exactement, fiston. Quand il y avait des dinosaures et que ta mère et moi, nous étions jeunes. »  »

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