Vous descendez ? – Nick Hornby

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Présentation de l’éditeur :

A Londres, le soir du Nouvel An, Martin, Maureen, Jess et J.J. décident d’en finir avec la vie. Comble de malchance, ils se retrouvent sur le toit du même immeuble… D’abord surpris, ils sentent leur détermination laisser place au doute. Les langues se délient, chacun raconte sa vie, ses déceptions.Et tandis que file la nuit, l’aube apporte au quatuor une planche de salut inespérée…

Mon avis :

Martin est une star du petit écran qui a commis une erreur et a fait de la prison.

Maureen est la mère d’un enfant polyhandicapé, qui n’est plus vraiment un enfant et phobique des grossièretés.

J.J. est musicien/chanteur/intellectuel/livreur de pizza américain.

Jess est une ado larguée par son mec, larguée dans la vie.

Ils se retrouvent tous en haut du même immeuble le soir du nouvel an pour en finir.

Malheureusement ou heureusement pour eux, rien ne va se passer comme prévu. Toutes leurs décisions sont remises en question.

Et nous allons les suivre au gré de leurs errances, de leurs erreurs, de leurs coups de folie, de leurs coups de gueule etc…

Un livre où il est question de haut d’immeuble, de handicap, de solitude, de disparition, d’apparition mystique, de gros mots.

Un livre remplit d’humour malgré un sujet de fond triste et douloureux.

On alterne les points de vue des 4 personnages, ce qui permet de garder un rythme de lecture soutenu et de ne pas trop s’ennuyer.

Malgré ça, je n’ai pas dévoré ce livre. Certes une bonne lecture. Mais le filon s’essouffle au final et la fin n’est pas vraiment une fin en soi. Mais peut-être aussi que le sujet du suicide n’est après tout pas un sujet qui doit avoir une fin…

« On dira ce qu’on voudra, le remède contre le malheur, c’est le bonheur »

« Il s’est donné la mort après avoir constaté en toute objectivité que sa vie était un putain de désastre »

« Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de violence liée à la livraison de pizzas dans notre société. Imaginez seulement : vous êtes au top niveau au Zimbabwe, neurochirurgien ou ce que vous voulez, et puis vous êtes obligé d’immigrer en Angleterre, tout ça parce que le gouvernement fasciste vous persécute grave, et vous vous retrouvez à trois heures du matin devant un ado défoncé qui a la fringale et qui vous regarde de haut… Je veux dire, vous ne croyez pas qu’on devrait officiellement être habilité à lui casser la gueule? »

« La vie est peut-être une brèche trop importante pour que nous puissions la boucher avec de l’enduit, alors on prend tout ce qui nous tombe sous la main – ponceuses, rabots, gamines de 15 ans, n’importe quoi – du moment que le vide est comblé »

« Mais c’est ce que je ressens, et on ne passera jamais ce que je ressens à la radio, parce que les gens tristes n’ont pas leur place »

« Jusqu’alors, c’était l’histoire de quatre personnes qui s’étaient rencontrées parce qu’elles étaient malheureuses et qui depuis ne cessaient de s’insulter. Du moins, trois d’entre elles »

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