Cousine K – Yasmina Khadra

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D’abord je remercie Cess (si tu passes par là!!) pour la bannière 🙂 (et pour tous les conseils de lectures) (et pour son blog) (et pour Barrons, Curran, Rule et tous les autres!)

Présentation de l’éditeur :

Un enfant négligé par une mère qui sait si bien adorer le frère aîné devient le souffre-douleur d’une cousine tellement admirée.

Des années plus tard, enfermé dans sa solitude et hanté par les souvenirs douloureux de son enfance, un homme se rappelle…

Mon avis :

Bon…là on passe des romances à un style complètement différent.

Yasmina Khadra n’est pas le vrai nom de l’auteur qui est en réalité Mohammed Moulessehoul. Il a longtemps écrit sous un pseudonyme (choisit en l’honneur de sa femme) avant de se dévoiler au grand jour.

Dans Cousine K, un jeune algérien nous fait le récit de sa vie, son enfance.

Un enfant délaissé, qui est là sans être là. Qui vit dans l’indifférence de sa mère qui semble s’être éteinte le jour de la mort de son mari, et n’accorder de l’importance et de l’amour qu’au frère aîné du narrateur et à sa cousine K.

Cette cousine K qui elle aussi se joue du narrateur, se moque de lui et parfois même le tyrannise.

Le narrateur a un regard froid, implacable et sans compassion sur les gens, sa famille, le temps.

Ce manque de reconnaissance, ce manque d’amour le font basculer. Jusqu’à l’inévitable.

Où l’on découvre que le manque d’amour chez un enfant sensible n’est pas sans conséquence…

Dans l’écriture, aucune fioriture.

Les mots sont justes. Et ils sont durs.

Il a été dit du livre  » Un récit terrifiant de noirceur et de malignité servi par une écriture lumineuse »

Tout réside en cela, le mal qui côtoie le bien, l’ombre servit par la lumière.

Il en reste une impression de malaise…et pourtant j’ai aimé.

« Depuis que le monde est monde, le pardon n’a à aucun moment élevé celui qui l’accorde au rang de sage. On ne pardonne que par lâcheté ou par calcul »

« Un bien mal fait est un tord doublement inexcusable, pour son échec d’abord, pour le préjudice auquel il s’identifie, ensuite. Quant au mal qui s’en tire à bon compte, il est un succès pur et dur : toutes les bontés de la terre ne lui arriveraient pas à la cheville »

« Le temps passe et n’attend personne. Toutes les amarres du monde ne sauraient le retenir. Il n’a pas de port d’attache, le temps; ce n’est qu’un coup de vent qui passe et qui ne se retourne pas »

« On ne dérange pas une femme qui pleure; on s’en instruit »

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