Captive in the dark – CJ Roberts

23022

Il est des livres dont il est difficile (voir parfois impossible) de parler.

Des livres particuliers (dans le bon sens du terme) qu’on ne se voit pas pouvoir conseiller ou non tellement les thèmes abordés, la façon de les aborder, l’écriture peuvent être dérangeants.

Captive in the dark fait partie de ces livres.

Il fait partie de la catégorie Dark Erotica, mais j’avoue avoir trouvé ce livre plus « dark » que « erotica ».

Bien loin sont les Christian Grey, et autres Anastasia dans leur version édulcorée de la soumission et du dressage.

Là on prend une vrai claque.

On découvre Caleb. Il est en charge de dresser des femmes qui viennent à lui (volontairement ou non) afin de leur apprendre la soumission. La vraie. Celle qui fait peur. Celle qui fait mal. Qui humilie. Qui brise. Sans limite.

Caleb a un passé torturé dont on saisit quelques bribes au fur et à mesure de ce 1er tome. Caleb veut se venger. A le devoir de se venger. Pour parvenir à ce point ultime qu’il s’est fixé, il doit choisir une fille. La kidnapper. La briser. En faire l’esclave parfaite. L’instrument fatal de sa vengeance.

Livvie est cette victime. Non consentante. Et ce n’est pas beau à voir (ou à imaginer)

C’est tellement dur, dérangeant, angoissant, noir que je me suis demandée à plusieurs reprises comment l’auteure pouvait être aussi bien renseignée et comment elle pouvait parvenir à retranscrire et transmettre des émotions aussi fortes (positives comme négatives) de manière aussi efficace.

J’ai eu envie de frapper Caleb, qu’il souffre lui aussi.

J’ai eu envie d’hurler avec Livvie, de pleurer avec elle, de me battre aussi.

Mais Caleb m’a aussi touchée. Parfois. Parce que je me suis rendue qu’il n’était pas né monstre. Qu’on l’avait quelque part forcé à le devenir. Qu’il essayait de se battre contre ça de plus en plus au cours du récit.

Et puis forcément les sentiments s’en mêlent. Même si rien n’est simple. Et rien n’est écrit d’avance pour Caleb et Livvie. Tout en contradiction.

Oui c’est un thème dérangeant mais j’ai beaucoup aimé. Car c’est tellement bien écrit que c’est prenant. J’ai aimé l’avoir lu en anglais. Aucune traduction actuellement en français et j’avoue redouter une éventuelle parution française. La barre est haute pour le traducteur. Pour qu’il arrive à aussi bien servir l’atmosphère particulière qu’a su décrire CJ Roberts.

J’ai aimé l’alternance de points de vue entre Caleb et Livvie (je ne vous redis pas que j’aime cette façon d’écrire?) (Non je ne vous le redis pas)

J’ai aimé que tout ne soit pas simple. Que ce soit noir.

Ce livre fait partie d’une trilogie.

Inutile de vous dire que je suis actuellement déjà en train de lire la suite. Même si je n’ai lu que quelques pages.

Rendez vous est donc pris pour mon avis sur ce second tome!

« Caleb was a strange person, cruel and inhuman; a monster, and yet, at other times, he seemed so capable of something like caring »

« He was the monster that no one thought to look for in the light of day. It was a common mistake. People often believed they were safer in the light, thonking monsters only came out at night »

« She wanted a reason. Serial killers had reasons. Reasons made no difference »

« He is the most beautiful thing I have ever seen, that includes puppies, babies, rainbows, sunsets, and sunrises »

Publicités
Cet article, publié dans Coup de coeur, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s