La piscine était vide – Gilles Abier

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4 ème de couverture :

« J’ai envie de crier, de crier et de pleurer. De pleurer de joie. Mais je ne peux pas. Entre mes larmes, je vais sourire. Et sa mère est là qui me regarde. Ses yeux ne m’ont pas quittée de tout le procès. (…) J’ai seize ans et j’étais accusée d’avoir tué Alex. Son fils. Mon mec. »

Le bonheur et la honte après l’annonce de l’acquittement. Mais pour Celia, c’est de sa vie qu’il s’agit. Une vie sans Alex, et pourtant une vie à vivre.

 

Mon avis :

Il n’est pas évident de parler de ce livre. Un condensé d’émotions, de réalité, de dureté, de peur, d’angoisse, d’amour, de frayeur. Tout ça en une cinquantaine de pages. Pages qui se tournent à une vitesse rapide. Quasi frénétique par moments. Car on aimerait bien savoir où se cache la vraie vérité…

Célia a 16 ans. Elle passe l’après midi avec son petit ami Alex qui est plus âgé qu’elle. Célia est folle amoureuse d’Alex. Il fait chaud. La piscine est vide pour économiser l’eau en période de canicule. Ils chahutent. Et là le drame. Alex bascule. Et la vie de Célia fait de même. Sous les yeux de la mère d’Alex qui les observait depuis la cuisine. Et qui accuse Célia d’avoir poussé son fils. Célia nie. Et est acquittée.

Dans ce petit roman, Célia nous raconte ses derniers moments avec Alex. Son animosité envers la mère d’Alex. Son incarcération difficile à supporter. Sa rencontre avec Alex. Ses cadeaux. Leur amour. La culpabilité. La souffrance. La responsabilité. Célia se livre. Elle n’est que douleur et désespoir. Comment continuer à vivre sans Alex qui était son univers? Un monologue poignant. Une introspection totale.

Tout le long nous doutons. Nous nous interrogeons. Et si ? Et puis il y a cette fin. Ces dernières phrases. Qui ne peuvent laisser indifférent.

Mon seul bémol sera pour le prix. 9 euros pour un livre d’une cinquantaine de pages. Avec une police d’écriture assez grosse. Livre que j’ai lu en à peine 30mn. Et ça m’a fait un peu mal de payer aussi cher!!

 

« Je ne peux pas ne pas être soulagée d’être innocentée. C’est de ma vie qu’il s’agit. Une vie foutue mais une vie à vivre »

« J’ai arrêté de boire de l’eau en prison, histoire de plus pleurer. Mais ça n’a pas marché. T’as beau crever de soif, tu peux encore chialer toutes les larmes que tu veux. »

« Depuis, ma vie ne dure qu’un jour. Le matin quand je me lève, je me fixe un but, toujours le même : atteindre la fin de la journée. Sans pleurer. Sans craquer. Sans devenir folle. »

« Et aujourd’hui je voudrais pouvoir l’oublier pour avoir moins mal. Et aujourd’hui je ne voudrais surtout pas l’oublier. Que jamais il ne me quitte. Je l’aime, madame, votre fils. Je l’aime tellement fort… »

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