La Face Cachée de Margo – John Green

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4 ème de couverture :

Margo Roth Spiegelman, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s’introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l’entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.
Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo n’apparaît pas au lycée. Elle a disparu.

Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle lui a laissés pour la retrouver? Plus il s’en approche, plus Margo semble lui échapper…

 

Mon avis :

Ah John Green… *soupir*

Je ne suis pas lucide et objective en lisant un John Green. Mais c’est comme ça. Je ne peux plus faire machine arrière. Il m’a probablement envoûtée. Jetée un sort. Vaudootisée.

La Face Cachée de Margo met en scène des adolescents, comme dans tous les livres de John Green que j’ai lus.

Comme dans tous ses livres, nous avons une figure féminine forte et en décalage avec son temps, Margo Roth Spiegelman. Mais que personne ne connaît réellement finalement. Pas vraiment elle. Ni vraiment une autre. Qui ose tout.

Et puis nous avons Quentin, Q pour ses amis. Un ado qui n’appartient pas aux groupes populaires et en vue du lycée mais qui est bien dans ses baskets malgré tout. Qui a une relation vraie avec ses parents.

Quentin aime Margo. Ou peut-être l’image qu’il s’est fait d’elle. Pourtant depuis quelques années, bien que voisins, ils ne se côtoient plus vraiment. Jusqu’à la fameuse nuit où Margo se pointe chez Quentin pour lui demander un service. Une nuit de folie. Nuit après laquelle Margo disparaît. Laissant à Quentin un goût d’inachevé. Et la volonté d’être celui qui retrouvera Margo. Qui arrivera à l’atteindre.

Dans La Face Cachée de Margo il est question de la fin de l’adolescence, de faux semblants, de poèmes de Walt Whitman, de villes de papiers, de la salle de répèt, de meilleurs amis (Q, Ben et Radar <3) , de road trip, de nudité sous toges, de recherches se transformant en véritables enquêtes, d’humour, d’amour, de mort, de bal de promo, d’angoisses, de théorie des cordes, de collection de pères Noël Noirs et de tant d’autres choses.

C’est le passage de l’insouciance de l’adolescence à la prise de conscience des responsabilités de l’âge adulte.

Certains y verront quelques longueurs (et ils n’auront pas forcément tord), moi j’y vois la plume de John Green.

Sa manière si particulière de nous inclure dans un univers que lui seul sait créer. Avec des personnages qui ne sont pas les vedettes du lycée mais qui le vivent bien et sont équilibrés.  Il nous embarque dans la quête de Quentin. Et nous nous laissons porter car nous voulons nous aussi savoir où est Margo et pourquoi elle est partie.  Et ça sonne juste.

Un mélange de genre qui m’a emportée, roman policier, roman initiatique, road movie, passages humoristiques… tout y est!!

 

« On a tous des failles. Tout le monde commence comme un vaisseau étanche. Et puis des évènements se produisent, on est quitté, on n’est pas aimé, on n’est pas compris, on ne comprend pas les autres, et on se perd, on se déçoit et on se fait du mal. Le vaisseau commence alors à se fissurer par endroits. Et effectivement, une fois que le bateau prend l’eau, la fin est inéluctable. Quand il commence à pleuvoir à l’intérieur de la galerie marchande, on sait qu’elle ne sera jamais reconstruite. Mais entre le moment où les fissures apparaissent et celui où l’on sombre, il s’écoule un immense laps de temps. Ce n’est que dans cet intervalle qu’on se perçoit mutuellement, parce que, par nos fentes, on voit à l’extérieur de nous et à l’intérieur des autres par les leurs. Quand s’est-on vu face-à-face ? Pas tant que tu n’as pas glissé ton regard par mes fentes et moi le mien par les tiennes. Auparavant, on contemplait l’idée qu’on s’était faite chacun l’un de l’autre. Mais une fois le vaisseau fissuré, la lumière peut entrer. Et sortir. »

 

« Ben était mon meilleur ami depuis le CM2, depuis qu’on avait fini par s’avouer qu’aucun de nous n’avait la moindre chance de se dégoter quelqu’un d’autre en guise de meilleur ami. Et puis Ben faisait de son mieux, et j’appréciais, du moins souvent. »

 

« – Drôle d’usage des majuscules, ai-je fait remarquer.

_ Oui, je suis une fervente adepte de la majuscule aléatoire. Les règles qui régissent les majuscules sont trop injustes vis-à-vis des mots du milieu. »

 

« Margo n’était pas un miracle. Pas une aventure. Pas un trésor. Elle était une fille. »

 

 

 

 

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2 commentaires pour La Face Cachée de Margo – John Green

  1. Caro dit :

    Ah ces fans de Greenchou (comme l’appelle Cess ^^) 🙂

    J’ai moyennement aimé l’histoire d’Alaska, en revanche j’ai craqué sur la plume de John Green que je trouve excellente. Me reste à trouver le livre de lui où j’aimerais les deux, l’histoire et son style… Peut-être les Katherine, qui sait ? 🙂

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