Quand je pense à l’Equateur #2

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Aujourd’hui, après l’épisode des taxis, je vais vous parler de la cuisine équatorienne.
Il y a, comme je le répète très souvent, le côté lumineux de la gastronomie ici : jus de fruits exotiques qui n’existent même pas en France et ne sont pas exportés (beaucoup sont trop fragiles), « pitites glaces » (comme dirait Max) aux goûts plus dépaysants les uns que les autres, empanadas, trucha à la plancha, avocats au petit goût de noisette et j’en passe.
Et puis il y a le côté obscur de la cuisine équatorienne. Le Dark Vador de l’Equateur. Le « celui dont on ne doit pas prononcer le nom » (Si là encore tu ne reconnais pas la référence, tu es prié de sortir. Immédiatement)
La soupe.
Je vous vois déjà rire ou rouler des yeux en lisant ces quelques lignes. Je vous entends dire : elle exagère (ce qui n’est ABSOLUMENT pas mon style, rappelons le)
Il ne s’agit pas de n’importe quelle soupe. Attention.
La plupart sont excellentes.
Même celle dont je vais vous parler était très bonne.
Mais c’est ce qui « flotte » dedans sans que vous le sachiez qui mérite toute votre attention. J’ai frôlé la crise cardiaque.
Il faut savoir qu’ici dans les soupes ils laissent des morceaux entiers. De légumes, de viandes etc…
Vous voyez où je veux en venir?
Non?
Je vous explique.
J’ai plongé joyeusement et innocemment ma cuillère dans mon bol. Prête à régaler mes papilles gustatives de merveilleuses saveurs.
Et là au milieu de ma cuillère j’ai constaté stupéfaite qu’un objet non identifié flottait.
Un cou de poulet.
Notez que je ne suis pas contre. Ça donne de la saveur. Mais PITIÉ ne me laissez pas le cou dans la soupe après l’avoir servie ai-je pensé (tout en constatant que mon frère mangeait la viande du cou de poulet de sa propre soupe…) (il est perdu, nous ne pourrons plus le sauver)
Par la suite, j’ai prudemment mangé.
Jusqu’à ce qu’un nouveau drame se produise : j’ai repêché une patte de poulet.
J’ai lâché ma cuillère. Parce que bon. Une patte de poulet quoi!
Mais n’écoutant que mon courage j’ai terminé ma soupe après avoir pris soin de mettre cous et pattes (oui j’en avais plusieurs de chaque!!)  de côté derrière mon bol pour ne pas les voir (oui je suis une petite nature!)
Mais j’ai échappé à pire d’après ce que j’ai appris par la suite. Parfois on hérite d’une tête de poulet… (Désolée si vous étiez prêts à manger en lisant ces quelques lignes)
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Mais il y a pire.
Les pattes de poulet ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
Prenez votre pire cauchemar. Et bien c’est pire.
En Équateur on mange des cuy (à prononcer « couilles ») (non je ne me fous pas de vous) (cette prononciation est importante pour tout mon plaidoyer qui suit)
Qu’est ce qu’un cuy me direz vous?!?!
Non ce n’est pas un organe masculin (oui elle était facile, je sais)
C’est un animal.
Le cuy, c’est le cochon d’inde.
Ici il se savoure.
Grillé au charbon, frit à l’huile, cuit au four. Aucune limite.
Mais le PIRE c’est sa présentation. Car on vous le présente entier (voir les deux photos en début d’article que je vous ai mises car je vous aime) (ne me remerciez pas) (si vous aviez encore faim avant la lecture de ce passage je pense que ce ne sera plus le cas) (non je ne m’excuserai pas!!)
Vous pourrez constater qu’aucun animal n’a souffert hein. Il n’a sans doute pas été écrasé à l’aide d’un rouleau à pâtisserie pour le rendre tout plat.
Tout va bien quoi.
Brigitte Bardot se retournerait dans sa tombe. Si elle était morte.
Si le commandant Cousteau avait été un protecteur des cuy, il aurait défendu vaillamment ses petits animaux sans défense, il aurait embrassé la défense des cuy sans demi mesure.
Fondons une association de défense des cuy (n’oubliez pas ça se prononce « couille » hein!!)
Luttons contre l’applatissage sans demi mesure des cuy.
Luttons pour l’émancipation des cuy!!!
Mes amis, préservons les cuy!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Car les cuy sont mignons, utiles.
Bref devenons des protectcuy!!(protecteurs de cuy)
Voilà.
Je me devais de tirer le voile sur ce qu’il se passe du côté obscur.
Rejoignez moi dans ma lutte. Bientôt la pétition sur changeorg.
Je vous ferai des brassards pour porter fièrement les couleurs des cuy.
Ensemble nous aiderons les cuy à survivre.
N’oubliez pas.
Tout dans la demi-mesure. Mon second prénom.
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4 commentaires pour Quand je pense à l’Equateur #2

  1. fleurhana dit :

    Pauvres petits et petites cuy, je suis choquée.

  2. Même quand je mangeais encore de la viande, je n’aurais pas pu manger une soupe avec des bouts dedans. D’ailleurs, je n’ai jamais pu manger de pot-au-feu ou de garbure 🙂

    Et les cuy… OMG. Ma sœur a 4 adorables cochons d’Inde en plus ^^

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