Marcovaldo – Italo Calvino

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4 ème de couverture :

Marcovaldo est manœuvre. Il est pauvre et chargé de famille. Mais il rêve beaucoup. A la nature, surtout, qui n’est guère présente dans l’univers d’asphalte et de béton où il lui faut vivre. Cela lui vaudra une suite d’aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l’arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s’amouracher d’une plante d’appartement singulièrement envahissante, être amené – par un chat dont il est l’ami et, accessoirement, par une truite – à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d’autres choses encore. On pourrait dire de Marcovaldo que c’est un chariot père de famille.

Mon avis :

Marcovaldo est un doux rêveur auquel il arrive mille et une aventures. Il est amoureux du détail et des petites choses que les autres ne remarquent pas. Il a souvent des idées farfelues et ses aventures ne finiront jamais comme il le pensait! Lui et sa famille se retrouveront fréquemment à l’hôpital.

Mais ce qu’il entreprend est souvent dans le but d’améliorer son quotidien et celui de sa famille: manque de nourriture, très petite habitation, fuite d’eau, froid… peuplent leurs journées et les mois qui passent.

Au fil des saisons on le suit dans ses expériences, une par saison, qui le mènent souvent à de petites mésaventures. Ces dernières vous feront sourire malgré vous. Il y a de la poésie en toute chose et Marcovaldo voit l’intérêt en toute chose. Là où nous, nous ne voyons plus rien.

Un banc, des champignons, des guêpes, de la neige, du sable, une gamelle et des saucisses, des vaches et des lapins vénéneux, un cinéma et un mauvais arrêt de tram, de la pêche, la lune et COGNAC, une plante et de la pluie, un supermarché, une guerre de bons publicitaires et des bulles, une ville abandonnée et une interview, un chat voleur, des cadeaux destructifs…  Tant d’aventures dans un si petit livre. Une si grande imagination dans une seule personne.

Marcovaldo est attentif à tout ce qui l’entoure et naïf. Il a la tête dans les nuages et les étoiles parce que sans doute le quotidien est plus supportable ainsi.

Ce livre est un véritable conte écologique. Car à trop vivre dans une ville de béton, formatée et conditionnée, agressés par la modernité qui nous entoure en permanence, nous perdons de vue l’essentiel.

La vie quotidienne, sinistre et triste, est transformée par Marcovaldo en une vie d’aventures, de petites victoires, de grands échecs mais surtout baignée d’espoir.

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