Bon rétablissement – Marie-Sabine Roger

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4 ème de couverture :

Vieil ours bourru et solitaire, Jean-Pierre se retrouve immobilisé à l’hôpital pendant des semaines, après un accident bien étrange. Veuf, sans enfants ni chien, il est à la retraite depuis sept ans et enrage d’être ainsi bloqué, privé de sa routine, contraint de côtoyer des inconnus qui le voient diminué, en pyjama. Pourtant, sans quitter son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme.

Mon avis :

Ici, nous faisons le connaissance de Jean-Pierre. Vieil homme repêché dans l’eau suite à une chute inexpliquée dont il ne garde aucun souvenir. Le voici à l’hôpital et immobilisé. Jean-Pierre n’est pas aimable, il n’aime pas beaucoup les gens et a de nombreux à priori sur bon nombre de choses.

Par la force des choses, il va devoir côtoyer des personnes sur lesquelles il ne se serait jamais attarder en temps normal. Il va devoir réviser ses jugements, prendre sur lui et faire le bilan de sa vie.

Les différentes personnes qu’il va croiser vont l’aider à s’adoucir et à s’ouvrir. Le jeune homme qui l’a sauvé (et qui se prostitue), la jeune ado qui erre dans les couloirs et et totalement sans gêne, le jeune enquêteur qui cherche à résoudre le mystère de sa chute et passe le voir régulièrement, son vieux copain adepte de kouign amann.

Sans oublier le personnel hospitalier, sa famille, et l’autre malade qui passera furtivement.

Un récit plein de poésie. Où Jean-Pierre dresse le bilan de sa vie de solitude et d’égoïsme.  Avec des chapitres courts (comme dans le précédent livre lu), une écriture percutante. Tour à tour chargée d’humour, de sarcasme et de douce ironie, de tendresse, de gentillesse. L’auteure est une magicienne des mots.

« Une maladresse qui vient du cœur se pardonne plus volontiers qu’un silence confortable. »

« L’espoir, c’est bon pour les rêveurs et les adolescents. Moi, j’ai des souvenirs. »

« Je me doute bien que ce n’est pas marrant tous les jours, son métier. Mais je lui réponds que les malades subissent aussi. Et pas qu’un peu. Qu’ils sont même aux premières loges, avec une vue bien dégagée sur la douleur, l’angoisse, l’ennui, la solitude et tous les inconforts. Et qu’ils ne sont pas payés pour, ni volontaires pour être là. On choisit de devenir infirmier, mais pas d’être cancéreux ou accidenté. »

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