La folle rencontre de Flora et Max – Coline Pierré & Martin Page

E150641

4ème de couverture :

Lorsqu elle découvre la lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit si peu de courrier depuis qu elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon qu elle ne connaît pas et qui semble persuadé qu ils ont tous les deux des points communs ? Que peut-il partager avec une mineure condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille de sa classe ? Max ne tarde pas à lui avouer qu il vit enfermé, comme elle. Il a quitté le lycée après une violente crise d angoisse, depuis, il ne peut plus mettre un pied dehors et vit retranché dans sa propre maison, avec ses livres, ses disques, son ordinateur et son ukulélé dont il ne joue d ailleurs pas très bien. Les deux reclus vont s écrire, collecter chaque jour des choses réconfortantes à se dire, apprivoiser leur enfermement, mais aussi ce monde extérieur qui les attend et qui leur fait si peur…

 

Mon avis :

Que de lectures géniales dernièrement!! Je l’avoue, j’ai un peu peur du moment où je vais redescendre de mon « nuage livresque » (car il y a toujours une redescente!) mais je n’y pense pas!  Je savoure ces instants précieux dans des univers variés qui me font voyager, qui font frémir mon cœur.

Et La folle rencontre de Flora et Max ne déroge pas à ce que j’ai énoncé plus haut!

Tout commence par un échange de lettres entre eux.
Flora est en prison, condamnée à 6 mois de prison ferme pour avoir agressé physiquement une de ses camarades de lycée qui lui faisait vivre un enfer depuis des mois.
Max est lui aussi enfermé. Mais chez lui. Non pas qu’il soit séquestré mais parce qu’il n’arrive pas à sortir à cause de ses crises d’angoisse.

Ce livre…
Ce livre est lumineux. Une bouteille à la mer, le soleil qui perce à travers les nuages, l’arc-en-ciel qui éclot pendant l’orage…
Ce livre c’est la prison, le crises d’angoisse, une marionnette, des recettes pour animaux, une scie musicale, Sylvia Plath, le harcèlement, un pic épeiche, un ukulélé, des lettres, beaucoup de lettres…

Max et Flora ont des vies qui se ressemblent. Ils auraient pu se rencontrer dans la « vraie » vie mais ce sera par lettres qu’ils apprendront à se connaître.
Sans se juger. Ils essayent de se comprendre. Comprendre ce qui leur arrive. Comprendre le monde (un peu fou) qui les entoure.
Ils se reconnaissent. Ils se soutiennent. Ils s’aident.
Avec humour. Philosophie. Compassion. Avec les mots.
Sans jamais tomber dans le mélo ou le patho.
L’échange de lettres amène un rythme soutenu à l’histoire. Les pages se tournent sans s’en rendre compte.
On s’attache à Flora et Max. Leurs échanges. Leur fragilité. Leur humour. Leur imagination. Leur façon souvent décalée de voir le monde. Leur vision parfaite parfois d’appréhender ce qui les entoure. Leur envie de vivre malgré des contextes de vie qui ne leur facilitent pas vraiment la tâche.

J’ai aimé les accompagner comme spectatrice silencieuse durant cette parenthèse difficile de leurs vies et les voir partager ces moments ensemble.
Je les ai quittés avec un pincement au cœur.
La fin est complètement ouverte et en frustrera sans doute plus d’un. Mais elle est parfaite.
Flora et Max n’entrent pas dans un moule. On ne peut pas leur dicter une fin écrite. Il faut les laisser libres de continuer à vivre et à s’adapter, à leur façon. Celle qu’ils choisiront.
« On peut penser aux morts sans aller à leur enterrement, sans mettre des fleurs sur leurs tombes. On peut y penser en restant chez soi, en lisant un livre, en écoutant la pluie tomber, en jouant de la musique. On peut leur tenir la main en pensée, se remémorer leur voix et leur sourire, leurs expressions favorites. On peut aussi leur parler et leur lire des poèmes. »

« Nous vivons tout de même dans une société étrange : comment est-il possible que nous ne nous soyons pas trouvés alors que nous étions chaque jour à quelques mètres l’un de l’autre ? On dirait que les vraies rencontres ne sont possibles que par accidents »

« Le vrai luxe, c’est de pouvoir rester chez soi parce qu’on le désire et non parce qu’on y est obligé. La meilleure raison de sortir, c’est donc de savoir qu’on va rentrer chez soi »

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2 commentaires pour La folle rencontre de Flora et Max – Coline Pierré & Martin Page

  1. sandy dit :

    Tu me donnes très envie mais la fin ouverte et la frustration me pose un problème là !! ^^

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