La servante écarlate – Margaret Atwood

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4ème de couverture :

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom.

 

Mon avis :

Bien que je comprenne l’emballement général, je serai beaucoup plus modérée.
Si j’ai aimé le style de l’autrice qui est très immersif et l’ambiance qui est palpable et très réaliste toujours du fait de la plume, la fin a fait s’écrouler mon intérêt.
Je ne la dévoilerai pas mais je me suis dit « tout ça pour ça? »
Lisant la dernière phrase, je ne pensais pas qu’elle était la dernière phrase du livre et j’ai donc tourné la page. Pour me trouver face au néant.
Intense frustration.
Après certes, tout est une question de goût.
Je n’apprécie pas les fins trop ouvertes. J’aime savoir au moins un minimum où vont les personnages (sans forcément demander un épilogue sur les 50 années à venir) (quoique…) mais là…
Ce n’est même plus une fin ouverte, c’est une autoroute.
Sachant qu’il n’y a pas de suite au livre.
Je me demandais d’ailleurs pourquoi la série serait en plusieurs saisons, là où il n’y avait qu’un seul livre à adapter. Je comprends vraiment mieux maintenant!

Ce roman dystopique n’en reste pas moins glaçant de vérité.
Parce qu’il a été écrit il y a plus de 30 ans et pourtant fait cruellement penser à l’Amérique actuelle.
La part de dystopie a rejoint tristement la réalité du présent.
Nous n’en sommes certes pas au stade de ce qui se passe dans le roman, mais qui sait si dans quelques années ce ne sera pas le cas ?
ce livre fait ressentir une sorte de besoin d’urgence de profiter, de vivre, de lutter pour sa liberté.
L’héroïne se perd entre passé, présent, réalité, imagination. Et l’autrice arrive à nous perdre avec elle. Nous sommes dans cette sorte d’état latent où nous ne savons plus non plus quelle est la part de réalité et la part de folie.

Evidemment, je n’irai pas jusqu’à dire que la fin enlève au livre tout intérêt.
Mais traversant toujours actuellement une panne de lecture qui se traîne, j’ai mis environ 3semaines à lire ce livre. Et autant dire qu’il ne m’aura pas réconcilié avec la lecture…

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