Mémé dans les orties – Aurélie Valognes

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4eme de couverture :

Ferdinand Brun est atypique. Le genre de vieux monsieur qui boude la vie et s’ennuie à (ne pas) mourir. Tel un parasite, il occupe ses journées en planifiant les pires coups possibles qui pourraient nuire et agacer son voisinage. Il suffit d’un nœud qui se relâche et laisse partir son seul compagnon de vie, Daisy sa chienne, pour que tout s’écroule.
Quand Juliette, une fillette de dix ans, et Béatrice, la plus geek des grands-mères, forcent littéralement sa porte pour entrer dans sa vie, Ferdinand va être contraint de se métamorphoser et de sortir de sa chrysalide, découvrant qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à vivre …

 

Mon avis :

1er livre de l’auteur que je lis, donc j’avais décidé de commencer logiquement par sa 1ere parution.
J’ai passé un agréable moment.
Livre court, mignon, avec de l’humour et de petits rebondissements sympathiques.

J’ai mis un peu de temps à entrer réellement dedans car Ferdinand Brun notre personnage principal de 80 ans n’est pas du tout attachant! Et je ne voyais pas vraiment où l’auteur allait le rendre attachant et comment j’allais pouvoir avoir envie de suivre ses « aventures ». Il s’ennuie dans sa vie, celle ci est réglée avec minutie par des habitudes monotones, il est acariâtre, vindicatif et a un sacré esprit revanchard.
Mais lorsque sa chienne Daisy disparait son monde bascule et il laisse alors entrer dans sa vie 2 personnes qui vont tout bouleverser : sa voisine Béatrice, une grand mère hyperactif et Juliette, la voisine du dessus de 10ans.
Et à partir de ce moment là, j’ai beaucoup plus apprécié ma lecture.
Ferdinand est bousculé, malmené, il bougonne mais finit par se révéler et devient attachiant (on ne peut tout de même pas totalement changer!)

J’ai un peu regretté que le livre soit court car cela fait que pour avancer il y a parfois des ellipses dans l’histoire et j’ai regretté qu’on passe rapidement sur certaines choses. J’aurai aimé un peu plus.
La fin quand à elle est très ouverte et je ne suis pas très fan de ça. Je sais qu’il faut savoir laisser vivre leur vie aux personnages mais ici, j’ai trouvé qu’il restait quelques questions en suspend et j’avoue que ça m’a un peu laissé sur ma faim/fin.

J’ai sinon beaucoup apprécié la plume de l’auteur qui est agréable et fluide.
Il y a de bonnes doses d’humour bien amenées, des moments un peu plus « tragiques », des moments d’émotions.
C’était une lecture mignonne et un peu piquante par moments, à savourer comme un bonbon acidulé! 🙂
Je lirai sans aucun doute d’autres livres de l’auteur pour passer un agréable moment de détente

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Les étoiles dans la mer – Natasha Boyd

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4ème de couverture :

Livvy a pris la fuite. Elle s’est échappée là où personne ne pourra jamais la retrouver.Mais dans le cottage isolé où elle se réfugie, il y a déjà Tom, un mystérieux inconnu, qui est là pour des raisons personnelles.
Dans l’intimité de ce cottage abandonné, au cœur de la nature sauvage de l’île, leur connexion immédiate est impossible à ignorer. Mais alors qu’ils fuient leur histoire et refoulent leurs secrets, le passé les rattrape et bouleverse leurs vies de façon inimaginable.
Malgré leurs sentiments profonds et leur alchimie puissante, ils devront se battre contre un enchevêtrement de mensonges et surmonter les blessures de leur passé. La vérité, en émergeant, fera peut-être plus de mal que de bien.

 

Mon avis :

Alors très étrangement en refermant le livre, je l’ai trouvé rempli de beaucoup de clichés, de faits téléphonés et de too much mais malgré ça j’ai apprécié ma lecture.
Comme quoi quand c’est bien amené et plutôt bien écrit, ça peut atténuer les défauts d’un livre.

J’ai mis un petit temps pour entrer dans l’histoire.
Olivia s’est enfuie de chez elle, on apprend par bribes que sa soeur est décédée il y a quelques temps dans des circonstances un peu floues et la voilà qui débarque dans le cottage de sa grand mère où elle et sa soeur ont passé de nombreuses vacances afin de prendre un nouveau départ.
Mais voilà, il s’avère que le cottage n’est pas inhabité.

J’ai parfois trouvé Olivia/Livvy agaçante dans ses réactions mais en même temps attachante. Elle n’hésite pas, ne se cache pas derrière des excuses, assume son passé (jusqu’à un certain point) mais elle a tendance à répéter les mêmes erreurs parfois.
Tom quand à lui est totalement torturé et dévasté par son passé. Il se cache souvent trop pour moi derrière des excuses qu’il s’invente au gré de sa culpabilité.
J’ai vu beaucoup de choses arriver, tout en espérant que ce ne serait pas ça. Pourquoi ?
Dans le sens où je trouvais que ce serait « trop ». Trop de drames, trop de mélo, trop de trop.
Malheureusement ça a été le cas sur de nombreux points.
J’ai regretté le manque de développement de certains personnages que j’ai beaucoup aimé (notamment JJ et Big) et qui auraient gagné à prendre en ampleur.
La fin est un brin rocambolesque et dramatique à souhait jusqu’au bout.
Coma, cancer, presque noyade, trafic de drogue, mort, traumatisme psychologique, abus en tout genre. Au final tout y passe.
Et pourtant je n’ai pas vu les pages défiler et je voulais « savoir », même si je savais quelque part que ça me ferait un peu lever les yeux au ciel.
Une lecture tout en ambivalence!

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Dolorine à l’école (Les Soeurs Carmines T3) – Ariel Holzl

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4ème de couverture :

L’école de la vie n’a point de vacances. Même quand on y meurt.
Pour Dolorine Carmine, la rentrée des classes est une bonne occasion de se faire de nouveaux ennemis. Cependant, la fillette n’a pas trop l’habitude de parler avec les vivants. Les fantômes, en revanche…
Dans le pensionnat bizarre où elle a atterri, les spectres manquent pourtant à l’appel. Ont-ils été chassés par les horreurs des environs ? À moins qu’ils ne travaillent au laboratoire de Miss Elizabeth, la nouvelle institutrice ?
Personne ne semble avoir la réponse.
Monsieur Nyx veut tout brûler.
Mais Dolorine reste optimiste : en fouinant partout, elle finira bien par les retrouver !
Un peu de curiosité n’a jamais tué personne… si ?

 

Mon avis :

C’est avec beaucoup d’impatience et un peu d’appréhension que j’attendais ce 3eme et dernier tome des Soeurs Carmines, ayant adoré les 2 premiers tomes (et ne voulant pas voir la série se terminer!)

Ce 3eme tome est centré sur Dolorine, la petite dernière (enfin presque mais il faudra lire pour comprendre!) 🙂 de la fratrie.
Je l’avais adorée dans les deux premiers tomes. Elle était touchante, pleine d’humour, franche, innocente et solitaire (toujours accompagnée de Mr Nyx et de son journal!). Je l’avais trouvé solaire au milieu de la pénombre de Grisaille.
Ici elle débute l’école dans un pensionnat loin de sa famille. Pour son plus grand plaisir et toujours accompagnée de sa fidèle peluche Mr Nyx.

J’ai beaucoup aimé le style d’Ariel Holzl dans ce tome. Après l’intrépide Merry, la hautaine et psychopathe Tristabelle, le voilà qui nous présente la douce et innocente Dolorine. Il est capable de passer d’un extrême à l’autre en terme de style et c’est assez bluffant.
Ce tome peut être aussi surprenant car il sonne plus jeunesse, probablement car nous suivons la petite Dolorine. Mais c’est aussi hautement « perché » et qu’est-ce que c’est bien trouvé!
Si j’ai aimé retrouver l’univers (bien que quasi tout le roman se déroule hors de la ville de Grisaille) et les personnages, j’ai cependant de petits bémols.
Déjà l’absence/silence de Mr Nyx qui est très peu présent dans ce tome (pour des raisons plausibles c’est vrai) et moi qui adorait le duo Dolorine/Mr Nyx, j’ai été un peu déçue. J’ai eu un petit sentiment de manque et de trop peu.
Ce tome est également moins rythmé que les précédents (selon moi) Attention, je ne me suis pas ennuyée mais c’est plus lent à se mettre en place (pour finir dans un délire apocalyptique qui m’a beaucoup fait rire et plu)
Après tout reste savoureux : l’humour et les jeux de mots de Dolorine, le glossaire à la fin, la mise en page avec les dessins, les messages forts véhiculés parfois l’air de rien, l’histoire de fond.

Je suis triste d’avoir tourné la dernière page de ce roman et de laisser les soeurs Carmines derrière moi.
J’aurai aimé en savoir plus sur leur futur, les décisions qu’elles prendront, les voies qu’elles suivront, les gens qui les accompagneront.
Je garde l’espoir secret que peut être un jour une suite verra le jour.
Mais dans tous les cas, Ariel Holzl est un auteur que je suivrai sans aucun doute!

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Moi après mois : Août 2018

Ce rendez-vous a été instauré par Mokamilla. Afin de raconter à demi mots (ou non) le mois écoulé.

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Décider de vivre sans montre pour les vacances / Cette montre qui n’aura plus de pile / Et décider finalement de prolonger indéfiniment l’expérience / “Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.” Colette / Canicule portugaise /

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Plage et coup de soleil / Mad World a capella par nos voisins de Airbnb / Sa tête de courgette / Et son rire de Gogol / « Comment Tou toupelle » / Dessert à base de courgettes qu’il ne sent même pas / Vino Verde ❤ / Se rendre compte que je n’ai plus 6ans lors de la construction d’une cabane en draps sous temps de canicule / Et des bières / Beaucoup / Mais jamais trop /

Les fameuses sardines grillées / La piscine et l’océan pour combattre la canicule portugaise / « Espèce de vieille chouette » / Celles qui étaient persuadées de voir un OVNI / Evora et son ossuaire qui aura raison de mes sensations / Et celui qui les regardait avec un air désespéré / Eau à 18° / Mais sauter dans les vagues avec Lui / Cette petite main qui a déjà 6 ans /

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Incendie de forêt / Celui qui me fera croire jusqu’au bout qu’Il ne m’accompagne pas à l’aéroport / Calle 13 ❤ / Avoir le goût du risque en voiture / Entre celui qui avait un contre temps de permis / Celle qui n’avait pas de papier à jour / Et l’interdiction de circuler à 4 / Mais passer 15 jours entre les mailles du filet!! / Entre stress et fous rires / « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire.” Georges Clemenceau / Faire mes pages d’écriture de vacances /

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Commencer à voir beaucoup de signes / Retrouvailles des copains des années après / Entorse de cheville et Reiki / L’astuce de la savonnette et celui qui s’endormait avec / Fou rire garanti / “Rien n’est impossible. Il faut seulement un peu de courage. ” Régine Deforges / Ne pas lire beaucoup mais le prendre bien / Le Tuktuk tour dans la belle Lisbonne / Sintra la magique et sa forêt enchantée /

« Entoure-toi de rêveurs, de créateurs, de mystiques et de penseurs. Mais plus que tout entoures-toi de ceux qui voient la grandeur qui t’habite même si tu ne la vois pas toi-même. » Edmund Lee / Ne jamais avoir eu autant de hiboux et/ou de chouettes sur mon téléphone /

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Damien Rice en boucle / Ces videos et audio WhatsApp de mon neveu qui me font beaucoup rire /  Trouver un sacré spot de lecture / trier les photos / « Ceux qui rêvent le jour auront toujours un avantage sur ceux qui rêvent la nuit » Edgar Allan Poe / Savourer/

La « sacrée connasse bipolaire et schizophrène » dont elles parlent dans la file d’attente de l’aéroport / Et le triste constat que je ne saurai jamais le fin mot de l’histoire / Ma tête qui sert de buzzer dans l’avion du retour / Coup de coeur pour Chaton« Vivre, c’est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d’emprunter des âmes toutes faites! » Antoine de Saint-Exupéry / Faire enfin la connaissance de leur petite 3eme / Et être gâtée par leurs 2 aînées / Se sentir aimée et chanceuse / Tous les chemins mènent à la librairie / Même au Portugal /

Avoir une petite déception livresque après une attente de plusieurs mois / Ces synchronicités qui parlent / Avoir enfin mon bol chantant tibétain et en être totalement amoureuse / Mes 2 soeurs sorcières de coeur / Vivre des bouleversements déstabilisants / Et s’ouvrir à un nouveau monde / Terrace House qui m’obsède / Ces moustiques un brin agressifs / Ceux qui avaient des melons sauvages qui envahissaient leur jardin /  « La peur est sans cause. Elle est imagination, et elle vous bloque tout comme un piquet de bois peut bloquer une porte. Brûlez ce piquet. » Djalâl Ad-Dîn Rûmi / Des souvenirs photographiques de la jolie Beja /

Programmer (enfin) notre futur tatouage commun avec Elle / Et envisager autre chose / Comme une évidence / Faire apparaître sur mon corps ce qui sommeille en moi / Beaucoup de nuits chaotiques / Comprendre et lâcher prise / Reprendre le travail du bon pied / “J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.” Nelson Mandela / Découvrir les Bonhommes Allumettes grâce à Elle / Rien n’arrive par hasard / Le fils d’amis qui est déçu que je ne le garde finalement pas et leur fait savoir / Avoir la folle envie (vous avez dit lubie?) de me mettre à l’aquarelle / Sortir peut être enfin de ma panne de lecture /

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Et tout ce que je ne dis pas, car j’en dis déjà bien assez! 🙂

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La Dame aux camélias – Alexandre Dumas Fils

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4eme de couverture :

Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit á tous les obstacles et  à toutes les tromperies. Le père d’Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n’aura empêché le bonheur d’aimer, la virginité retrouvée, l’argent et les conventions dédaignés. L’amour véritable, c’était pour Marguerite l’espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !

Mon avis :

Marguerite Gautier est une courtisane. On paye pour l’entretenir, passer du temps avec elle et la sortir.
Au XIXeme siècle il est monnaie courante qu’un homme ait une maîtresse qu’il entretient (mais qu’il ne doit pas aimer) et Marguerite a beaucoup de succès : belle, vive, intelligente et un brin capricieuse, elle est la coqueluche de tous.
Le roman s’ouvre sur sa disparition suite à la tuberculose qui l’emportera dans sa jeunesse et sur la vente aux enchères de ses biens à laquelle assistera notre narrateur.
De cette disparition découlera la rencontre du narrateur avec Armand Duval.

Pour le petit aspect historique ce roman est tiré de faits réels, dans le sens où Marguerite est librement inspirée de Marie Duplessis qu’Alexandre Dumas fils adora mais à laquelle il dû renoncer faute d’argent.

Ce roman c’est surtout l’histoire de la tragique histoire d’amour entre Marguerite et Armand.
Armand qui l’aima instantanément dès le premier regard et aurait pu aller jusqu’à tout sacrifier pour elle sans aucun regret tellement son amour et sa dévotion pour Marguerite étaient puissants et dévastateurs.
C’est l’histoire de Marguerite, une femme plus complexe que ce qu’elle laisse paraître. Qui est tout le temps entourée d’une multitude d’admirateurs et de jeunes femmes qui recherchent sa compagnie mais qui est en réalité bien seule quand surviennent les difficultés de la vie. Une jeune femme tantôt lumineuse et pleine d’humour et soudain triste et en proie à l’angoisse de la maladie et de la mort.
Une jeune femme qui trouvera quelque part la réhabilitation dans cet amour pur et désintéressé qu’elle éprouvera à l’égard d’Armand. Amour qui la poussera à se sacrifier elle même pour lui, quitte à souffrir mille martyrs par la suite.

Dès le début le ton est donné. On sait qu’il n’y aura pas de fin heureuse.
Ca n’empêche pas le roman d’être tantôt lumineux, tantôt triste à pleurer. Un savant mélange des deux, à l’image de l’ambivalence de Marguerite notre héroïne.
C’est l’histoire d’une passion tragique et destructrice. Tant pour Armand que pour Marguerite.
Entre amour, sacrifice, vengeance, douleur, bonheur fugace, souffrance, trahison, oubli de soi.
On ne peut pas ressortir indemne d’une telle lecture.
Ce roman est servi par une plume puissante, envoûtante et percutante qui ne peut laisser le lecteur indifférent.
Les pages défilent rapidement, nous savons déjà comment tout cela va finir et pourtant nous nous prenons à espérer un miracle qui sauvera ces amants maudits…
L’ultime sacrifice de Marguerite pour l’amour de sa vie brise le coeur. Surtout lorsque l’on découvre les conséquences que cela entraînent pour elle par la suite. J’ai pesté contre Armand qui aveuglé par sa peine, sa jeunesse et son amour propre n’a pas su deviner la vérité derrière la façade, n’a pas su faire confiance à Marguerite et son amour.

Une excellente lecture de classique qui me donne envie d’en lire d’autres car cela faisait bien longtemps que ça n’avait pas été le cas!
Un roman dont je me souviendrai longtemps sans aucun doute.

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La fin de la solitude – Benedict Wells

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4eme de couverture :

Jules n’a rien en commun avec ses frères et soeurs, Marty et Liz. Rien à part le tragique accident de voiture en France où ils passent toutes leurs vacances qui leur ôtent très jeunes leurs parents. Jules devient alors un loup solitaire. Jusqu’au jour où il rencontre la mystérieuse Alva, avec ses cheveux roux et ses lunettes en écailles. Elle sera son seul et unique amour. Les années passent. Mais le passé sera toujours là pour les rattraper.

 

Mon avis :

ATTENTION RISQUE SPOILERS

Jules le narrateur de cette histoire est sur son lit d’hôpital suite à un accident de moto et en vient à se rappeler son passé et surtout ce qui l’a amené jusque ici, dans ce lit.

Nous allons accompagner Jules au cours de son enfance heureuse, entre une soeur qu’il adore (et qui le lui rend bien), un frère un peu en marge, une passion pour la photo et ses parents.
Mais un jour tout bascule.
Jules, son frère et sa soeur se retrouvent livrés à eux mêmes et surtout à la vie sans y être préparés.
Et les voilà propulser à l’internat, lieu où ils seront séparés géographiquement parlant n’ayant pas les mêmes âges et où Jules fera surtout la connaissance d’Alva.

Jules se rappelle son passé en même temps qu’il nous le raconte. Il s’interroge. A-t-il fait les bons choix ? Referait-il les mêmes ? Ses souvenirs sont-ils exacts ou modifiés ?
Entre tristesse, angoisse, deuil, perte, abandon, attentes, déception, retrouvailles, Jules se livre sur cette construction de sa vie interrompue par l’imprévu et qui par la suite a été souvent chaotique.

L’écriture est fluide et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. La plume est toute en sensibilité.
Une lecture qui n’est pas facile. Dans le sens où c’est souvent dur et triste. Empreint d’une grande nostalgie qui peut réellement prendre aux tripes.

J’ai beaucoup aimé le rendu de ma lecture. Je me suis complètement sentie immergée dans l’histoire grâce au style de l’auteur.
Je n’avais pas relu la 4eme de couverture avant ma lecture et je ne m’attendais du coup pas à quelque chose d’aussi poignant et en même temps d’aussi fort. Une jolie découverte.

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Roomies – Christina Lauren

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4eme de couverture :

Calvin, musicien irlandais, a sauvé Holland d’une agression dans le métro. Pour le remercier elle lui présente son oncle, un producteur de musique influent. Calvin fait forte impression mais il avoue que son visa d’étudiant a expiré. Holland, sur un coup de tête, lui propose de l’épouser pour lui permettre de rester aux Etats-Unis.

 

Mon avis :

J’avais adoré le livre Autoboyography des mêmes auteurs lu il y a peu de temps.
J’étais donc ravie de voir un autre livre des auteurs traduit et je me réjouissais de le lire.

Et là, je dois dire que je suis perplexe et déçue.
J’en attendais sans doute déjà un peu trop vu mon excellente lecture du précédent livre.

Qu’est-ce qui m’a déplu ?
Déjà l’histoire de base un un peu tirée par les cheveux.
Holland est obsédée depuis plusieurs mois par un musicien du métro. Elle fait des détours volontaires et vient régulièrement l’écouter jouer et l’admirer sans jamais l’aborder.
Jusqu’au jour où elle ose enfin lui parler et se fait agresser derrière. Lui, lui sauve la mise mais s’éclipse sans que l’on sache pourquoi, laissant penser qu’Holland a voulu se suicider.
Holland veut par la suite absolument le remercier et lui présente son oncle qui est producteur d’un spectacle musical qui fait fureur actuellement. Son oncle est en galère car certains de ses musiciens et chanteur ont bientôt terminé leur contrat et il doit les remplacer.
Et là, Calvin semble être le choix idéal mais voilà qu’un problème se pose : Calvin n’a jamais renouvelé ses papiers et est là illégalement. Il ne peut donc prétendre à un contrat de travail.

Jusque là, pourquoi pas.
Mais là où tout est parti vraiment en live, c’est quand Holland propose un mariage blanc à Calvin pour lui permettre de réaliser son rêve de jouer dans cette production. C’est extrêmement tiré par les cheveux pour en arriver là. Ca ne sonne pas juste. Et c’est encore moins plausible.
Puis vient la meilleure amie qui est une caricature poussée jusqu’au bout dans l’excès et à l’extrême. Entre remarques désobligeantes et haine à peine dissimulée, je n’ai pas compris l’intérêt de faire cela à ce point là. Encore une fois, ça ne sonne pas juste pour moi.
Puis la première « vraie » nuit de Calvin et Holland… comment dire… ils sont bourrés, se réveillent nus ensemble. Réalisent ce qui s’est passé et pendant plusieurs pages nous avons le droit à « oui mais nous n’avons pas joui ». Ok…
Là nous entrons dans une phase totalement précipitée de leur relation, où ils baisent (terme écrit à tout bout de champ) comme des lapins (et ce n’est pas une question d’être prude ou non )

Je m’arrête là pour l’énumération des faits surréalistes et too much. Mais il y en a encore beaucoup par la suite.
Un enchaînement d’exagération et d’excès qui faisaient que le livre et l’histoire sonnaient de moins en mois juste…

Je n’ai pas trop saisi l’intérêt de ce livre et le but. S’il y en a un.
Notamment de l’avenir d’Holland. Qui se sent comme un second rôle dans sa propre vie et se cherche. Je ne savais pas si elle ferait carrière dans la musique, l’écriture. Tout reste extrêmement flou. Et même lorsque qu’elle se « réalise » en écrivant un article qui est publié, je n’ai pas bien compris en quoi elle avait trouvé sa voie et dans quelle mesure elle pourrait en faire un travail à plein temps par la suite (oui je cherche la petite bête et je vois loin, je sais)
Holland et Calvin sont mignons et touchants par certains côtés. Et si j’ai voulu absolument aller jusqu’au bout pour savoir ce qui leur arrivait, je ne garderai pas un grand souvenir de ce roman (que je suis déjà en passe d’oublier)
Il y avait tellement plus à creuser et travailler qu’il est dommage d’être autant rester en surface pour moi. En allant d’autant plus dans la facilité avec des clichés vraiment exagérés et téléphonés.

Bref une déception pour moi qui avais, encore une fois, vraiment adoré Autoboyography des mêmes auteurs.

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